Le calvaire des écrivains (publiés - ou pas !)

Publié le par Cécile D.

Si ce n'est pas déjà fait, je vous conseille de lire ce très instructif article, traduction de l'un de ceux du très vénéré et vénérable Issac Asimov. Merci Sam pour le lien !


Si j'en parle ici, c'est parce que notre vénéré et vénérable a mit en mots une chose que j'avais du mal à exprimer correctement. Comme le traducteur a très bien fait son boulot, je me permets de reprendre ici sa formulation :


Et puis il y a la réécriture et les finitions ; la correction des défauts les plus évidents (du moins, ils semblent évidents, mais le sont-ils vraiment ?) et leur remplacement par des améliorations (à moins que ça n’aggrave les choses ?). Il n’y a aucun moyen de savoir si le texte s’améliore ou s’il s’enlise dans les sables mouvants au point qu’on doit finir par le déchirer en désespoir de cause, ou se résoudre au risque d’un rejet en l’envoyant dans l’état à un editor.


Tout y est.

Qu'est-ce qui me garantit que le résultat final après correction me plaira ? Plaira à l'éditeur ? Aux lecteurs ?

J'adore ce que j'écris, j'aime la direction que cela prend, je ne trouve pas que les corrections amoindrissent le texte... mais comment être sûre que le résultat dans son ensemble plaira ?


On pense souvent - à tort, et j'ai été de ceux-là - qu'après l'acceptation, youpi, joie, bonheur, tout est dit. Faux ! Il faut corriger et soumettre chaque scène. Et je vous dis pas le blocage, quand il s'agit de réécrire dix pages, parce que tel personnage a été supprimé, et que là, LÀ, eh bien il parle beaucoup, et non, non, non, il DOIT disparaître ! Le supprimer, je le fais sans remords. C'est ensuite, pour combler ce trou scénaristique géant, que ça se corse.


J'écris cette note car, justement, ce matin, j'ai réécrit le Jour 9. En termes d'avancées, j'en étais au 12, et lui, ça faisait un moment que je le regardais de travers, tournais autour et faisais mine d'y aller - avant de me dire "non non non surtout paaas". Le blocage venait du fait que je repartais de zéro, que c'était comme re-soumettre mon manuscrit. Parce que quand on est refusé, normalement ça se passe comme suit : on envoit, ça plaît pas, zioup, on réécrit ou on met de côté. Là, je n'ai pas le choix.

C'est la réécriture jusqu'à ce que, enfin, ça donne un résultat à la hauteur du reste - même si on bloque, même si les premières versions sont nullissimes, même si la dernière est nulle !


C'était encore pire cet été quand l'éditeur m'a dit : "Oui, tu as carte blanche, tu re-soumets ça en août." Certes, certes. J'ai ajouté une dizaine de scènes, supprimé quelques unes, ajouté un personnage, modifié plein de passages... et j'ai renvoyé. Le stress !

Une chose m'obsédait : et si ça plaît pas, mais genre pas du tout, je fais quoi ?


Heureusement, les modifications ont été acceptées dans leur ensemble. Il reste toujours à corriger, on en est au stade "je corrige, je mets en page, je valide, on met ça de côté et dans trois mois on peaufine", donc pas loin de la fin, mais le stress de la soumission est toujours là.


Seul moyen d'y pallier : faire son travail du mieux possible.

Alors au lieu d'écrire cette note, je vais aller corriger mon Jour 9, modifier ce qui va pas, et tout le toutim.


Comment ça, je devrais déjà y être ? J'y cours, j'y vole !

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Publié dans Corrections

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S
Bon courage Gaby, on ressent dans l'ensemle la même chose. C'est difficile à gérer, mais le travail paiera, j'en suis certaine. COURAGE !
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C
<br /> <br /> Oui, nous passons à travers les mêmes états d'âme.<br /> <br /> <br /> C'est dur d'être un apprenti scribouillard bientôt publié. ^^"<br /> <br /> <br /> <br />